Archives pour la catégorie “NOUVEAUTÉS”

QUE PEUT-ON LIRE À NOËL: NOUVEAUTÉS

Voici une sélection de cinq romans francophones primés ces derniers mois.  À vous de choisir votre roman favori!

Frédéric Beigbeder :

  

Prix Renaudot

 Frédéric Beigbeder reçoit le Prix Renaudot 2009, pour Un roman français (Grasset).

Dans Un roman français, Frédéric Beigbeder revient parallèlement sur son enfance au milieu des livres et sur l’épisode judiciaire qu’il a connu récemment. Ce dernier roman, plus intime, tranche avec le reste de l’œuvre de l’écrivain.
Frédéric Beigbeder met fin à la disette de son éditeur Grasset, qui n’avait plus reçu le Renaudot depuis 10 ans. Pour l’écrivain, c’est un second prix littéraire, après l’Interallié reçu en 2003 pour Windows of the world. Un roman français, de Frédéric Beigbeder, éditions Grasset, 18 euros.  

Yannick Haenel :    

  

 Prix Interallié

Le jury Interallié vient de remettre son prix à Yannick Haenel pour son roman Jan Karski (Gallimard), une récompense qui clôt la saison des prix d’automne.

“C’est un livre qui parle de la Résistance polonaise, d’un Juste qui a sauvé des Juifs durant la Seconde Guerre mondiale”, a expliqué le lauréat après l’annonce du jury : “Le livre s’appelle Jan Karski, il y a deux noms sur la couverture, le plus important n’est pas le mien”.
Dans ce récit poignant, à mi-chemin entre le témoignage historique et la fiction, Yannick Haenel se met dans la peau de l’historien puis du romancier, pour mieux dénoncer les horreurs de la Seconde Guerre mondiale. Jan Karski, de Yannick Haenel, éditions Gallimard, 16,50 euros.

  

Jean-Philippe Toussaint :   

  

Prix  Décembre

Jean-Philippe Toussaint reçoit le Prix Décembre 2009 pour son roman La vérité sur Marie (Minuit).

L’écrivain français, finaliste malheureux du Goncourt, est couronné par le prix le plus doté d’automne. Le gain du Prix Décembre s’élève à 30000 euros, versés par le mécène Pierre Bergé.
La vérité sur Marie, c’est le troisième volet d’une magnifique trilogie sur l’amour, ses passages à vide et ses élans de tendresse.  La vérité sur Marie, de Jean-Philippe Toussaint, éditions de Minuit, 14,50 euros

Pierre Michon : Grand Prix de

 l’Académie Française

Ça y est : la saison des prix littéraire est ouverte. Et le premier à ouvrir le bal, c’est le Grand Prix de l’Académie française qui récompense cette année le roman de Pierre Michon, Les Onze (Verdier).

Les Onze, c’est l’histoire d’un peintre, François-Elie Corentin, et de son tableau, Les Onze. C’est aussi et surtout l’histoire d’une époque, celle de la Terreur avec son Robespierre et ses journées ensanglantées.
Le jury du Grand Prix de l’Académie a préféré Robespierre à Charles de Sévigné, héros du Moins aimé, roman de Bruno de Cessole, en compétition pour ce prix.
Le jury a préféré une époque où l’on tranchait des têtes, plutôt que celle où l’on se payait la tête de ses voisins, formidablement illustrée dans Loin, le roman de Renaud Camus, le troisième concurrent pour ce prix. Les Onze, de Pierre Michon, éditions Verdier, 136 pages, 14 euros.  

“Le dernier vol de Lancaster” : 

  pourquoi il faut le lire?

            Affiche du film

                              

Le premier roman de Sylvain Estibal a été adapté au cinéma avec, dans les rôles principaux, Marion Cotillard et Guillaume Canet. Le film vient de sortir, ça nous laisse un peu de temps pour lire cette bouleversante histoire.

Thèmes : Aviation – Désert – Amour Émouvant, empli d’amour et d’espoir, à lire d’urgence avant de voir le film. En 1933, le pilote américain Bill Lancaster décide de battre le record Londres-Le Cap. Alors qu’il survole le désert du Sahara, l’avion fait des ratés et s’écrase. Bill, blessé au visage, tente de survivre en rationnant ses réserves d’eau. Il consigne ses impressions et son amour pour sa fiancée et sa mère dans un petit carnet, qui sera retrouvé et publié en 1962.
L’écrivain Sylvain Estibal s’est emparé de ce fait divers pour donner corps à son premier roman. Au fil des pages, il mêle adroitement les journaux intimes de Bill et sa fiancée, des lettres familiales, des coupures de presse, des articles scientifiques pour reconstituer le puzzle de ce drame. Le dernier vol de Lancaster, de Sylvain Estibal, éditions Actes Sud, collection Babel, 7,50 euros.                                                                                 

Commentaires tirés de Grazia.fr

LE PETIT NICOLAS AU CINÉMA

Ciné

La Petit Nicolas au cinéma. Kad Merad et Valérie Lemercier, dans le rôle des parents du jeune écolier.

Le 30 septembre, le héros de Sempé et Goscinny a fait ses débuts au cinéma. Premières impressions, premières photos.

Il faut bien l’avouer, l’idée d’une adaptation au grand écran du Petit Nicolas avait de quoi inquiéter. Alors, disons-le tout de suite, le film, à l’affiche le 30 septembre et dont L’Express publie en avant-première les photos de quelques-uns des personnages, est une réussite “terrible”, pour reprendre le mot fétiche du Petit Nicolas.

Réalisée par Laurent Tirard, auquel on devait déjà un Molière remarqué, portée par un casting d’”adultes” inspirés - Sandrine Kiberlain en maîtresse, Kad Merad et Valérie Lemercier en parents du Petit Nicolas, François Damiens en Blédurt - cette adaptation a su habilement tisser entre elles les courtes histoires de Goscinny pour en tirer un scénario cohérent. Jamais la caméra ne cherche à singer le trait impalpable de Sempé. Pourtant, c’est bien son univers qui est là sous nos yeux…Laurent Tirard et son complice scénariste, Grégoire Vigneron, ont traité Le Petit Nicolas à la manière d’un conte, bien conscients que le monde de Sempé et de Goscinny n’a jamais existé. Malgré une esthétique qui se situe quelque part entre Mon oncle, de Jacques Tati et La Guerre des boutons, d’Yves Robert, nous sommes dans un pays imaginaire, l’Enfance. Les enfants, justement : le casting est là encore réussi, avec un Agnan (le premier de la classe) et un Clotaire (le cancre) émouvants et un Petit Nicolas (Maxime Godart) que Sempé lui-même a jugé “parfait”. Seule entorse à l’esprit du couple goscinno-sempéien, qui avait toujours refusé de situer géographiquement les aventures du Petit Nicolas : on reconnaît ici ou là les ruelles d’un Montmartre du début des années 1960. Cet univers acidulé devrait séduire les enfants de la génération Game Boy. Et leurs parents…

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