“Mystères au Grand Hôtel”. Opinion de Patricia Menéndez (2ºNivel Básico)

Caroline est une jeune fille qui va travailler à l’hôtel où son oncle travaille aussi comme cuisinier. Pendant son séjour,  il s’ y passe des meurtres mystèrieux et la question est: qui est le meurtrier?                                                                                                                               Le livre est facile à lire, et en plus le livre a un CD, cependant l’histoire est très simple.

“Mystères au grand hôtel.” Opinion de Laura Blanco (2ºNivel Básico)

Mystères au Grand Hôtel .

Caroline décide de passer ses vacances d’été dans un hôtel très réputé à Genève. Son oncle, Georges, est un des cuisiniers de cet hôtel. Un jour, des événements étranges commencent à arriver. Certains hôtes meurent dans des circonstances bizarres. Qui est l’assassin ? 

C’est un livre très amusant et très facile à lire et à comprendre.

CAMUS, 50 ANS APRÈS SA MORT

     

     

ANNIVERSAIRE POSTHUME. Article tiré de Le Point.fr

Le 4 janvier 1960, la puissante voiture dans laquelle Albert Camus rentre à Paris se fracasse contre un arbre, scellant la légende d’un écrivain au destin exceptionnel, prix Nobel à 44 ans, devenu l’une des voix de la littérature française dans le monde. Cinquante ans plus tard, le projet de Nicolas Sarkozy de le faire entrer au Panthéon a provoqué l’une de ces polémiques politico-littéraires dont la France a le secret, autour d’un homme épris de justice devenu un symbole national.

Né le 7 novembre 1913 en Algérie, Camus est un homme du peuple, l’écrivain issu d’un milieu très pauvre, ce qui le distingue dès le départ des autres intellectuels. Orphelin de père avant l’âge d’un an, sa mère est femme de ménage et ne sait ni lire ni écrire. Surtout, Albert Camus est un pur produit de l’école républicaine. Son instituteur le repère et réussit à lui faire faire des études. Il publie son premier livre à 24 ans, puis s’installe à Paris, s’engage dans la Résistance et prend la direction du journal clandestin Combat . En 1945, il est l’un des rares intellectuels occidentaux à dénoncer l’usage de l’arme atomique après le bombardement d’Hiroshima. Dès les années 1940, Camus développe avec Le Mythe de Sisyphe sa philosophie de l’absurde : l’homme ne trouve pas de cohérence dans la marche du monde et n’a d’autre issue que de se révolter. Mais il se veut d’abord écrivain, au style limpide, abordable par le plus grand nombre. Un écrivain qui dérange, hors des clans et des systèmes. Homme de gauche, il dénonce le totalitarisme en Union soviétique et se brouille avec Jean-Paul Sartre. Français d’Algérie, il refuse le terrorisme d’où qu’il vienne, quand la gauche soutient la lutte pour l’indépendance algérienne.

Parler pour les opprimés

Dans son discours du Nobel, Camus se définit lui-même comme un artiste. “Il disait qu’il voulait parler pour ceux qui n’ont pas la parole ou sont opprimés”, confie sa fille Catherine Camus. Ses romans, courts, denses, L’Étranger (1942), best-seller en édition de poche, La Peste (1947), La Chute (1956), régulièrement au programme des lycées, l’imposent dans le paysage intellectuel français. Et ses prises de position politiques le font connaître dans le monde. C’est cet homme, libre, séducteur, que l’académie Nobel consacre en 1957 pour une oeuvre à peine entamée qui met en lumière les problèmes qui se posent “à la conscience des hommes”.

Avec l’argent du Nobel, Albert Camus achète une maison à Lourmarin dans le Vaucluse. Le 3 janvier 1960, il quitte le village à bord de la Facel Vega de 355 chevaux conduite par son ami Michel Gallimard. Direction Paris. La veille, sa femme et ses deux enfants ont pris le train du retour en gare d’Avignon. Le 4 janvier à 13 h 55, le bolide s’encastre dans un platane en bordure de la nationale 5. Albert Camus est tué sur le coup. Michel Gallimard décède quelques jours plus tard. On retrouvera dans la serviette de l’écrivain les 144 feuillets du Premier homme , le roman qu’il consacrait à sa mère et qui ne paraîtra que bien plus tard, en 1994. En projetant de le “panthéoniser”, Nicolas Sarkozy a provoqué la colère de la gauche et de nombreux intellectuels qui ont crié à la “récupération”. Cinquante ans après sa mort, Camus, “l’homme révolté”, suscite toujours les passions.

Ceux qui n’avez lu aucun roman d’Albert Camus n’hésitez pas à en choisir un et à envoyer un commentaire au blog. Ne ratez pas l’occasion de lire un des plus grands écrivains français. Écoutez ci-dessous Albert Camus le jour où il a reçu son Prix Nobel en 1957.

PERRAULT

 

 

Charles Perrault, né le 12 janvier 1628 à Paris où il est mort le 16 mai 1703, est un homme de lettres français, resté célèbre pour ses Contes de ma mère l’Oye. L’essentiel de son travail consista en la collecte et la retranscription de contes issus de la tradition orale française. Il est l’un des formalisateurs du genre littéraire écrit du conte merveilleux.

Le chef-d’œuvre de Perrault

En 1683, Perrault, ayant perdu à la fois son poste à l’Académie et sa femme, décide de se consacrer à l’éducation de ses enfants et écrit les Contes de ma mère l’Oye (1697).

Le genre des contes de fées est à la mode dans les salons mondains : les membres de la haute société assistent aux veillées populaires et prennent note des histoires qui s’y racontent. Son recueil intitulé Contes de ma mère l’Oye, où les contes sont à la fois d’inspiration orale (la « Mère l’Oye » désigne la nourrice qui raconte des histoires aux enfants) et littéraire (Boccace avait déjà écrit une première version de Griselidis dans le Décaméron). Le travail que Perrault opère sur cette matière déjà existante, c’est qu’il les moralise et en fait des outils « à l’enseignement des jeunes enfants ». Ainsi, il rajoute des moralités à la fin de chaque conte, signalant quelles valeurs il illustre.

Marc Soriano dit de Perrault qu’il est « le plus méconnu des classiques » : tout le monde connaît ses contes, mais très peu connaissent sa version des contes : ainsi, chez Perrault, le petit chaperon rouge et sa grand-mère finissent mangées par le loup : la version postérieure où le chasseur les sort du ventre est de Grimm. De même, c’est dans Disney que le baiser du prince réveille la Belle au Bois Dormant : chez Perrault, elle se réveille toute seule. Et la postérité a préféré ne garder que ce que Perrault appelait le « conte tout sec », c’est-à-dire le conte de fée, en oubliant les moralités…

Les Contes

Contes de Perrault

 


http://www.alyon.asso.fr/litterature/livres/XVIII/esprit_salon/perrault/

http://www.litteratureaudio.com/

 Les Fées

Les Fées est un conte de Charles Perrault, tiré des Contes de ma mère l’Oye parus en 1697.

Il était une fois une veuve qui avait deux filles ; l’aînée lui ressemblait si fort et d’humeur et de visage, que qui la voyait voyait la mère. Elles étaient toutes deux si désagréables et si orgueilleuses qu’on ne pouvait vivre avec elles. La cadette, qui était le vrai portrait de son Père pour la douceur et pour l’honnêteté, était avec cela une des plus belles filles qu’on eût su voir. Comme on aime naturellement son semblable, cette mère était folle de sa fille aînée, et en même temps avait une aversion effroyable pour la cadette. Elle la faisait manger à la Cuisine et travailler sans cesse. Il fallait entre autres chose que cette pauvre enfant allât deux fois le jour puiser de l’eau à une grande demi-lieue du logis, et qu’elle en rapportât plein une grande cruche.

Un jour qu’elle était à cette fontaine, il vint à elle une pauvre femme qui la pria de lui donner à boire. “Oui-da, ma bonne mère”, dit cette belle fille ; et rinçant aussitôt sa cruche, elle puisa de l’eau au plus bel endroit de la fontaine, et la lui présenta, soutenant toujours la cruche afin qu’elle bût plus aisément.

La bonne femme, ayant bu, lui donne pour don, qu’à chaque parole que vous direz, il vous sortira de la bouche ou une Fleur, ou une Pierre précieuse.” Lorsque cette belle fille arriva au logis, sa mère la gronda de revenir si tard de la fontaine. “Je vous demande pardon, ma mère, dit cette pauvre fille, d’avoir tardé si longtemps” ; et en disant ces mots, il lui sortit de la bouche deux Roses, deux Perles, et deux gros Diamants. “Que vois-je là ! dit sa mère toute étonnée ; je crois qu’il lui sort de la bouche des Perles et des Diamants ; d’où vient cela, ma fille ?” (ce fut là la première fois qu’elle l’appela sa fille). La pauvre enfant lui raconta naïvement tout ce qui lui était arrivé, non sans jeter une infinité de Diamants.

“Vraiment, dit la mère, il faut que j’y envoie ma fille ; tenez, Fanchon, voyez ce qui sort de la bouche de votre soeur quand elle parle ; ne seriez-vous pas bien aise d’avoir le même don ? Vous n’avez qu’à aller puiser de l’eau à la fontaine, et quand une pauvre femme vous demandera à boire, lui en donner bien honnêtement. – Il me ferait beau voir, répondit la brutale, aller à la fontaine. – Je veux que vous y alliez, reprit la mère, et tout à l’heure.” Elle y alla, mais toujours en grondant. Elle prit le plus beau Flacon d’argent qui fût dans le logis.

Elle ne fut pas plus tôt arrivée à la fontaine qu’elle vit sortir du bois une Dame magnifiquement vêtue qui vint lui demander à boire : c’était la même Fée qui avait apparu à sa soeur, mais qui avait pris l’air et les habits d’une Princesse, pour voir jusqu’où irait la malhonnêteté de cette fille. “Est-ce que je suis ici venue, lui dit cette brutale orgueilleuse, pour vous donner à boire ? Justement j’ai apporté un Flacon d’argent tout exprès pour donner à boire à Madame ! J’en suis d’avis, buvez à même si vous voulez .– Vous n’êtes guère honnête, reprit la Fée, sans se mettre en colère ; hé bien ! puisque vous êtes si peu obligeante, je vous donne pour don qu’à chaque parole que vous direz, il vous sortira de la bouche ou un serpent ou un crapaud.” D’abord que sa mère l’aperçut, elle lui cria : “Hé bien, ma fille ! – Hé bien, ma mère ! lui répondit la brutale, en jetant deux vipères, et deux crapauds. – Ô ciel ! s’écria la mère, que vois-je là ? C’est sa soeur qui en est cause, elle me le paiera” ; et aussitôt elle courut pour la battre.

La pauvre enfant s’enfuit, et alla se sauver dans la Forêt prochaine. Le fils du Roi qui revenait de la chasse la rencontra et la voyant si belle, lui demanda ce qu’elle faisait là toute seule et ce qu’elle avait à pleurer. “Hélas ! Monsieur, c’est ma mère qui m’a chassée du logis.” Le fils du Roi, qui vit sortir de sa bouche cinq ou six Perles, et autant de Diamants, la pria de lui dire d’où cela lui venait. Elle lui conta toute son aventure. Le fils du Roi en devint amoureux, et considérant qu’un tel don valait mieux que tout ce qu’on pouvait donner en mariage à un autre, l’emmena au Palais du Roi son père, où il l’épousa.

Pour sa soeur, elle se fit tant haïr, que sa propre mère la chassa de chez elle ; et la malheureuse, après avoir bien couru sans trouver personne qui voulût la recevoir, alla mourir au coin d’un bois.

Le conte

Ce conte a une source littéraire : le Pentamerone de Basile. Il est à rapprocher de celui de Cendrillon, puisqu’il porte sur les problèmes de fratrie. Ici, la cadette subit une injustice de la part de sa sœur, on assiste également à la revanche de l’enfant sur sa famille. Au sein du texte il y a une forte symbolique tant au niveau des objets qu’au niveau du conte en général… Les roses, les diamants et les perles représentent toutes les qualités de la cadette tandis que les crapauds et les serpents représentent le dégoût que l’aînée peut engendrer. Aussi de nombreuses stéréotypies sont à l’origine de la morale facile d’accès. Stéréotypie des personnages, des relations,de la société… Le lecteur se divertit donc grâce à ce conte et peut en tirer plusieurs morales : que la gentillesse est toujours récompensée mais également qu’il faut rester courtois avec n’importe quelle personne quelle que soit son apparence.

Et comme Noël s’approche, voici un autre conte mais maintenant c’est à vous de le conclure.

Une histoire terrible des Rois Mages

La nuit pâlissait peu à peu, chassée par l’aurore , qui commençait à arriver avec ses frimas blancs, mais ce n’était pas n’importe quelle nuit, c’était celle  des Rois Mages.

Dans son chameau presque vide Balthazar sentait la fatigue l’envahir jusqu’à ses vieux os. Il lui restait encore trois maisons à visiter et sa distribution serait terminée pour cette année. Une fois de plus, il avait bien fait son travail malgré les enfants de plus en plus nombreux dans le monde, il était  fatigué mais si content.

Il stoppa le chameau devant une maison où la cheminée était si large qu’il apprécia d’y pouvoir passer sa hotte sans être obligé pour une fois de se tordre dans tous les sens !

Surtout à la fin de sa longue nuit !

Arrivé dans la chambre du petit Thomas, il entra silencieusement comme lui seul sait le faire, pour y déposer les jouets. L’enfant dormait,souffle léger, bouche arrondie. Balthazar s’apprêtait à sortir quand il entendit :

Hé ! t’en va pas comme ça, parce que moi, j’ai quelque chose à te dire !

Surpris le vieux bonhomme se  retourna, Thomas était assis au milieu du lit, tout ébouriffé mais avec l’air bien éveillé de quelqu’un qui guettait.

Chut ! dit Baltasar un doigt dans la bouche , tu vas réveiller toute la maison en criant comme ça !

Qu’est-ce que ça peut faire puisque t’ existes même pas !

Ah ! Et c’est qui alors que tu as devant toi un fantôme peut-être, ou un hologramme ?

Pfff ! T’aurais pu être mon père qui se serait déguisé en Roi Mage,mais même pas, t’es juste quelqu’un à qui il a demandé de le faire à sa place.

C’est pareil chez mes copains, mais les parents savent même pas que nous, on n’y croit plus. D’ailleurs y a plus que les bébés pour y croire, c’est normal leur cerveau n’est pas encore aussi grand pour réfléchir alors on leur fait croire n’importe quoi.

Balthazar n’était pas ébranlé par un pareil discours, il n’en avait  tellement entendu depuis longtemps, mais ce n’était pas non plus des choses qui lui faisaient particulièrement plaisir ! Il se contenta de redemander à Thomas de se coucher ou de jouer en silence, et il s’approcha pour lui faire quand même un bisou.

Hé, ça va pas ! cria Thomas en  se reculant. Chuis pas un bébé ou une fille pour me faire subir ça, alors que t’es qu’un bouffon déguisé en quelqu’un qui n’existe pas ! Je le sais parce que c’est le grand Alexis qui me l’a dit après avoir entendu ses parents le dire.T’as été inventé ,t’es rien d’autre qu’une entité !

Balthazar se figea ! Une entité ! c’est-à-dire quelqu’un qui n’existe pas réellement mais dont on fait croire à l’existence. Là ça dépassait tout ! On ne lui avait jamais dit ce mot ! Il regardait Thomas comme si l’enfant avait été un extra-terrestre ou une autriche à nageoire. Et comme il n’en croyait pas ses yeux justement, ni ses oreilles, il  préféra sortir.

De retour sur son chameau, il resta un instant immobile, sans même donner au chameau l’ordre de démarrer. C’est alors qu’il entendit l’enfant lui crier depuis la fenêtre :

- Quand j’ai appris tout ça j’ai tellement pleuré que je suis content  de me venger en te disant que je sais tout ! comme ça c’est à ton tour d’être déçu en voyant que je marche plus dans vos histoires ! J’ai six ans quand même !

Balthazar resta longtemps immobile assommé. « Inventé » venait de lui crier le petit Thomas ,ça lui fichait un drôle de coup !

Le grand froid lui perçait le manteau bleu pourtant épais et ça ne lui plaisait vraiment pas, mais alors pas du tout. Quelque chose de désagréable venait d’envahir son esprit joyeux. Quelque chose lui ressemblait à un doute.

Devant les chameaux s’impatientaient…….

Et maintenat vous devez finir le conte!….

QUE PEUT-ON LIRE À NOËL: NOUVEAUTÉS

Voici une sélection de cinq romans francophones primés ces derniers mois.  À vous de choisir votre roman favori!

Frédéric Beigbeder :

  

Prix Renaudot

 Frédéric Beigbeder reçoit le Prix Renaudot 2009, pour Un roman français (Grasset).

Dans Un roman français, Frédéric Beigbeder revient parallèlement sur son enfance au milieu des livres et sur l’épisode judiciaire qu’il a connu récemment. Ce dernier roman, plus intime, tranche avec le reste de l’œuvre de l’écrivain.
Frédéric Beigbeder met fin à la disette de son éditeur Grasset, qui n’avait plus reçu le Renaudot depuis 10 ans. Pour l’écrivain, c’est un second prix littéraire, après l’Interallié reçu en 2003 pour Windows of the world. Un roman français, de Frédéric Beigbeder, éditions Grasset, 18 euros.  

Yannick Haenel :    

  

 Prix Interallié

Le jury Interallié vient de remettre son prix à Yannick Haenel pour son roman Jan Karski (Gallimard), une récompense qui clôt la saison des prix d’automne.

“C’est un livre qui parle de la Résistance polonaise, d’un Juste qui a sauvé des Juifs durant la Seconde Guerre mondiale”, a expliqué le lauréat après l’annonce du jury : “Le livre s’appelle Jan Karski, il y a deux noms sur la couverture, le plus important n’est pas le mien”.
Dans ce récit poignant, à mi-chemin entre le témoignage historique et la fiction, Yannick Haenel se met dans la peau de l’historien puis du romancier, pour mieux dénoncer les horreurs de la Seconde Guerre mondiale. Jan Karski, de Yannick Haenel, éditions Gallimard, 16,50 euros.

  

Jean-Philippe Toussaint :   

  

Prix  Décembre

Jean-Philippe Toussaint reçoit le Prix Décembre 2009 pour son roman La vérité sur Marie (Minuit).

L’écrivain français, finaliste malheureux du Goncourt, est couronné par le prix le plus doté d’automne. Le gain du Prix Décembre s’élève à 30000 euros, versés par le mécène Pierre Bergé.
La vérité sur Marie, c’est le troisième volet d’une magnifique trilogie sur l’amour, ses passages à vide et ses élans de tendresse.  La vérité sur Marie, de Jean-Philippe Toussaint, éditions de Minuit, 14,50 euros

Pierre Michon : Grand Prix de

 l’Académie Française

Ça y est : la saison des prix littéraire est ouverte. Et le premier à ouvrir le bal, c’est le Grand Prix de l’Académie française qui récompense cette année le roman de Pierre Michon, Les Onze (Verdier).

Les Onze, c’est l’histoire d’un peintre, François-Elie Corentin, et de son tableau, Les Onze. C’est aussi et surtout l’histoire d’une époque, celle de la Terreur avec son Robespierre et ses journées ensanglantées.
Le jury du Grand Prix de l’Académie a préféré Robespierre à Charles de Sévigné, héros du Moins aimé, roman de Bruno de Cessole, en compétition pour ce prix.
Le jury a préféré une époque où l’on tranchait des têtes, plutôt que celle où l’on se payait la tête de ses voisins, formidablement illustrée dans Loin, le roman de Renaud Camus, le troisième concurrent pour ce prix. Les Onze, de Pierre Michon, éditions Verdier, 136 pages, 14 euros.  

“Le dernier vol de Lancaster” : 

  pourquoi il faut le lire?

            Affiche du film

                              

Le premier roman de Sylvain Estibal a été adapté au cinéma avec, dans les rôles principaux, Marion Cotillard et Guillaume Canet. Le film vient de sortir, ça nous laisse un peu de temps pour lire cette bouleversante histoire.

Thèmes : Aviation – Désert – Amour Émouvant, empli d’amour et d’espoir, à lire d’urgence avant de voir le film. En 1933, le pilote américain Bill Lancaster décide de battre le record Londres-Le Cap. Alors qu’il survole le désert du Sahara, l’avion fait des ratés et s’écrase. Bill, blessé au visage, tente de survivre en rationnant ses réserves d’eau. Il consigne ses impressions et son amour pour sa fiancée et sa mère dans un petit carnet, qui sera retrouvé et publié en 1962.
L’écrivain Sylvain Estibal s’est emparé de ce fait divers pour donner corps à son premier roman. Au fil des pages, il mêle adroitement les journaux intimes de Bill et sa fiancée, des lettres familiales, des coupures de presse, des articles scientifiques pour reconstituer le puzzle de ce drame. Le dernier vol de Lancaster, de Sylvain Estibal, éditions Actes Sud, collection Babel, 7,50 euros.                                                                                 

Commentaires tirés de Grazia.fr

LA FÊTE DE SAINT NICOLAS.

                                                              

La Saint-Nicolas est une fête pour les enfants mettant en scène le saint Nicolas de Myre.

 C’est une tradition vivace dans plusieurs pays européens qui se déroule le 5 ou le 6 décembre.On fête la Saint-Nicolas surtout aux Pays-Bas, en Belgique, au Luxembourg et au nord et nord-est de la France (en Lorraine dont il est le Saint-Patron), en Allemagne, en Autriche, en Hongrie, en Pologne, en République tchèque, en Suisse, en Roumanie et en Croatie.Les traditions diffèrent selon les régions. Un trait commun à ces célébrations est la distribution de cadeaux ou friandises aux enfants, qui se substitue parfois à celle du Père Noël.La Saint-Nicolas est une fête inspirée d’une personne ayant réellement vécu, Nicolas de Myre appelé aussi Nicolas de Bari. Né à Patara au sud ouest de l’actuelle Turquie (à l’époque Asie mineure) entre 250 et 270, il fut le successeur de son oncle, l’évêque de Myre.De son vivant, Nicolas de Myre fut le protecteur des enfants, des veuves et des gens faibles. Il fut bienveillant et généreuxSaint Nicolas serait décédé un 6 décembre 343, victime de persécutions sous l’Empire romain. Il fut enterré à Myre, mais ses ossements furent volés en 1087 par des marchands italiens qui les emportèrent à Bari en Italie. Selon la légende, saint Nicolas aurait ressuscité trois enfants tués par un boucher. Les miracles attribués à saint Nicolas sont si nombreux qu’il est aujourd’hui le saint patron de nombreuses corporations ou groupes tels que les enfants, les navigateurs, les prisonniers, les avocats ou les célibataires Aujourd’hui, saint Nicolas est fêté par un grand nombre de pays d’Europe : la France, l’Allemagne, la Suisse, le Luxembourg, la Belgique, les Pays-Bas, la Russie, la Pologne, l’Autriche et d’autres encore. Dans la nuit du 5 au 6 décembre, il passe dans les maisons pour apporter aux enfants sages des friandises (fruits secs, pommes, gâteaux, bonbons, chocolats et surtout de grands pain d’épices représentant le saint évêque). Saint Nicolas est dans certains régions accompagné par le Père Fouettard  qui, vêtu d’un grand manteau noir avec un grand capuchon et de grosses bottes et portant parfois un fouet et un sac, n’a pas le beau rôle puisqu’il distribue des coups de trique aux enfants qui n’ont pas été sages ou les emporte dans son sac et qui donne, parfois, du charbon, des pommes de terre et des oignons. Le Père Fouettard est également souvent représenté avec des cornes et une queue.

Belgique

 Comme aux Pays-Bas, il débarque, sur un cheval blanc, d’un bateau venu d’Espagne. Chez les francophones, point de bateau et il se déplace avec un âne. Dans les deux cas, il vient la nuit du 5 au 6 décembre pour déposer cadeaux et friandises (notamment des figurines en chocolat ou des spéculoos à l’effigie du saint) dans les souliers des enfants sages. Il est accompagné du Père Fouettard (un Noir appelé aussi Hanscrouf) et de son âne. Il est de tradition de laisser un bol d’eau et une carotte devant la cheminée de la cuisine ou du salon pour l’âne, et un verre de vin ou de peket pour Saint Nicolas.La Saint-Nicolas en Belgique est également une tradition estudiantine qui veut que l’on dépose une assiette ou une paire de chaussures la veille devant sa porte et que chaque cokoteur (locataire de chambre d’étudiant, corturne) y dépose discrètement des friandises. A Liège, à Mons et à Namur il existe aussi la Saint-Nicolas des étudiants : un cortège défile dans la ville avec des chars et les étudiants collectent des piécettes auprès des passants pour s’offrir des bières lors de la guindaille qui clôture la journée.  

France

Alsace

En Alsace, saint Nicolas passe le 6 décembre pour récompenser les enfants méritants de friandises et de cadeaux (traditionellement un pain d’épices et une orange), il est aidé par son âne et il est accompagné par le Hanstrapp qui est chargé de punir ceux qui n’ont pas été sages. Le Hans Trapp les menace de les emmener dans son sac s’ils ne promettent pas d’être plus sage.

   Flandres

Dans les Flandres françaises, le Hainaut français et l’Artois, Saint Nicolas défile dans les rues le 6 décembre avec le Père Fouettard et les Géants. —- La fête de Saint-Nicolas à Dunkerque dans les années 1500 : Le 5 décembre, veille de la fête de la Saint-Nicolas, le patron des enfants, les écoliers nommaient, parmi eux, un évêque. Toute la journée du 6 décembre l’élu avait le titre et les immunités d’évêque des enfants. En cette qualité, il ordonnait tout ce qui concernait la fête générale des enfants de la ville.

Lorraine

En Lorraine, la fête a une importance particulière, puisque saint Nicolas est le patron de la Lorraine. Jusque dans les années 60, la Saint-Nicolas était pour les enfants une fête bien plus importante que la fête de Noël, aujourd’hui dans certaines familles lorraines la tradition des cadeaux se fait à la Saint Nicolas et non à Noël, voir parfois aux deux fêtes.  

De Saint Nicolas à Père Noel

 Après la Réforme protestante survenue au XVIe siècle, la fête de Saint Nicolas fut abolie dans certains pays européens.
Les Hollandais conservèrent cependant cette ancienne coutume catholique. Au début du XVIIe siècle, des Hollandais émigrèrent aux États-Unis et fondèrent une colonie  quelques décennies, cette coutume néerlandaise de fêter la Saint-Nicolas se répandit aux États-Unis. Pour les Américains, Sinter Klaas devint rapidement Santa Claus.

Après plusieurs décennies, la société chrétienne trouva plus approprié que cette “fête des enfants” soit davantage rapprochée de celle de l’enfant Jésus. Ainsi, dans les familles chrétiennes, saint Nicolas fit désormais sa tournée la nuit du 24 décembre.

VOYAGE, VOYAGE

Comme certains de mes élèves, à vrai dire les plus jeunes, voulaient absolument écouter la chanson française “Voyage, voyage” croyant que c’était une chanson de nos jours, j’ai finalement décidé de vous montrer le clip et les paroles de cette-ci qui date de 1986/7. À vous de me dire la raison pour laquelle elle a eu (et a) un succès fou!

Avant de voir le clip vidéo, voici comment est née cette chanteuse(Desireless) qui de nos jours continue à nous montrer quelques bribes de son talent.

Biographie

À l’âge de 20 ans, elle prend des cours de stylisme et se lance dans la mode. Dans les années 1970, elle lance sa propre collection « Poivre et sel », projet qui sera abandonné.

C’est au début des années 1980, après un voyage en Inde que Desireless commence à s’intéresser à la chanson. En 1984, elle rencontre Jean-Michel Rivat avec qui elle se met au travail. Elle intègre le groupe Air 89 avec lequel elle sortira deux singles (Cherchez l’amour fou en 1984 et Qui peut savoir en 1986) sans grand succès.

C’est fin 1986 que les choses s’accélèrent, Claudie devient Desireless et lance le single Voyage, voyage qui cartonne rapidement en France mais aussi et surtout à l’étranger, en 1987-1988, où ce titre décroche la première place de nombreux classements dans toute l’Europe, et plus loin encore (en Asie notamment) ; faisant de Claudie un vrai phénomène médiatique à ce moment-là, et l’une des rares chanteuses françaises à avoir obtenu autant de succès international avec une chanson interprétée en français.  La naissance de sa fille lui fait prendre distance de la scène. Plus tard, elle a d’autres succès mais aucun comme celui dont on parle.

Voici le clip et les paroles pour que vous puissiez les apprendre par coeur!

PAROLES

Au dessus des vieux volcans,
glisse des ailes sous les tapis du vent,      

voyage, voyage,
éternellement.
de nuages en marécages,
de vent d’Espagne en pluie d’équateur,
voyage, voyage,
vole dans les hauteurs
au-dessus des capitales,
des idées fatales,                                        
regarde l’océan…
Voyage, voyage
plus loin que la nuit et le jour, (voyage voyage)
voyage (voyage)
dans l’espace inouï de l’amour.
voyage, voyage
sur l’eau sacrée d’un fleuve indien, (voyage voyage)
voyage (voyage)
et jamais ne revient.
Sur le gange ou l’amazone,
chez les blacks, chez les sikhs, chez les jaunes,
voyage, voyage
dans tout le royaume.
sur les dunes du sahara,
des îles fidji au fujiyama,
voyage, voyage,
ne t’arrête pas.
au-dessus des barbelés,
des coeurs bombardés,
regarde l’océan.
Voyage, voyage
plus loin que la nuit et le jour, (voyage voyage)
voyage (voyage)
dans l’espace inouï de l’amour.
voyage, voyage
sur l’eau sacrée d’un fleuve indien, (voyage voyage)
voyage (voyage)
et jamais ne revient.
Au-dessus des capitales,
des idées fatales,
regarde l’océan.
Voyage, voyage
plus loin que la nuit et le jour, (voyage voyage)
voyage (voyage)
dans l’espace inouï de l’amour.
voyage, voyage
sur l’eau sacrée d’un fleuve indien, (voyage voyage)
voyage (voyage)
et jamais ne revient.

Et évidemment, voilà le clip vidéo de Kate Ryan qui est la chanson que les plus jeunes connaissent. À vous de choisir!

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COMMENT EST NÉ “LE PETIT NICOLAS”?

Hommage à René Goscinny

                                                              

1959 Année Goscinnique  Il y a des années comme ça… En 1959, Henri Amouroux, patron de Sud-Ouest Dimanche, commande une histoire à Sempé et Goscinny pour le numéro de Pâques. Goscinny imagine l’univers du Petit Nicolas et lui invente des amis aux noms improbables (Agnan, Clotaire, Rufus…). Le 29 mars 1959 paraît la première histoire, L’oeuf de Pâques. La formule est trouvée. Un demi-siècle après, elle fonctionne toujours…Quelques mois plus tard, pendant l’été 1959, Goscinny et son ami Uderzo cherchent désespérément une idée de série pour un nouvel hebdomadaire, Pilote. Dans le HLM de Bobigny où vit le dessinateur, écrasés par la canicule, les deux compères ont soudain une illumination : les Gaulois ! En quelques minutes, ils inventent Astérix, Obélix, le village, le menhir… On connaît la suite.A la sortie du premier numéro de Pilote, le 29 octobre 1959, on retrouve au sommaire les premières planches d’Astérix le Gaulois et une histoire du Petit Nicolas. Joli doublé pour Goscinny, qui deviendra bientôt le patron de l’hebdomadaire…A paraître le 10 septembre 2009 : Goscinny, par Caroline Guillot et Aymar du Chatenet (Découvertes Gallimard, 128 p., 12,90 euros). 

LE PETIT NICOLAS AU CINÉMA

Ciné

La Petit Nicolas au cinéma. Kad Merad et Valérie Lemercier, dans le rôle des parents du jeune écolier.

Le 30 septembre, le héros de Sempé et Goscinny a fait ses débuts au cinéma. Premières impressions, premières photos.

Il faut bien l’avouer, l’idée d’une adaptation au grand écran du Petit Nicolas avait de quoi inquiéter. Alors, disons-le tout de suite, le film, à l’affiche le 30 septembre et dont L’Express publie en avant-première les photos de quelques-uns des personnages, est une réussite “terrible”, pour reprendre le mot fétiche du Petit Nicolas.

Réalisée par Laurent Tirard, auquel on devait déjà un Molière remarqué, portée par un casting d’”adultes” inspirés - Sandrine Kiberlain en maîtresse, Kad Merad et Valérie Lemercier en parents du Petit Nicolas, François Damiens en Blédurt - cette adaptation a su habilement tisser entre elles les courtes histoires de Goscinny pour en tirer un scénario cohérent. Jamais la caméra ne cherche à singer le trait impalpable de Sempé. Pourtant, c’est bien son univers qui est là sous nos yeux…Laurent Tirard et son complice scénariste, Grégoire Vigneron, ont traité Le Petit Nicolas à la manière d’un conte, bien conscients que le monde de Sempé et de Goscinny n’a jamais existé. Malgré une esthétique qui se situe quelque part entre Mon oncle, de Jacques Tati et La Guerre des boutons, d’Yves Robert, nous sommes dans un pays imaginaire, l’Enfance. Les enfants, justement : le casting est là encore réussi, avec un Agnan (le premier de la classe) et un Clotaire (le cancre) émouvants et un Petit Nicolas (Maxime Godart) que Sempé lui-même a jugé “parfait”. Seule entorse à l’esprit du couple goscinno-sempéien, qui avait toujours refusé de situer géographiquement les aventures du Petit Nicolas : on reconnaît ici ou là les ruelles d’un Montmartre du début des années 1960. Cet univers acidulé devrait séduire les enfants de la génération Game Boy. Et leurs parents…

SYLVIE GERMAIN - PRIX GONCOURT 2009

Sylvie Germain                                      Hors champ
Sylvie Germain sera l’invitée du 23 novembre au 6 décembre du festival Lettres d’automne (créé à Montauban en 1991 par Maurice Petit et l’association Confluences). Il y sera fait écho à son oeuvre entière : « Depuis Le Livre des nuits, publié en 1984, jusqu’à L’Inaperçu en 2008, Sylvie Germain construit une oeuvre d’une rare originalité, considérée comme l’une des plus importantes de la littérature française contemporaine. Impressionnante par sa force et sa cohérence, elle évoque un univers où se rejoignent imaginaire et mysticisme, où la dimension métaphysique côtoie le lyrisme le plus sensuel. Traduite dans une vingtaine de langues, étudiée à l’université en France comme à l’étranger, cette oeuvre interroge les ressorts les plus mystérieux de l’âme, dans une écriture tissée tout à la fois de sensibilité, d’érudition et de simplicité. » Ainsi commence le programme de ce festival dont l’invitée convie les créateurs, écrivains, peintres, photographes, musiciens de son choix. Sylvie Germain a reçu le Prix Femina pour Jours de colère, le Grand Prix Jean Giono pour Tobie des marais et le Prix Goncourt des lycéens pour Magnus.
À propos du livreParabole ou cauchemar, l’histoire d’Aurélien qui en une semaine retourne au néant ?
Sa voix, son odeur, son ombre même ne marquent plus sa présence au monde.
Chaque jour, comme dans une genèse à rebours, il s’efface de l’attention, de la pensée, de la mémoire de tous, même de celles de sa mère. Jusqu’aux cadres-photos qui ne retiennent plus son souvenir.
Avec son lyrisme poétique reconnu, Sylvie Germain, toujours à fleur d’inconscient y compris collectif, transmue en conte le plus simple des quotidiens et tend un miroir aux oubliés de la vie. Courbet fait écho (comme Rothko dans L’Inaperçu) à la force de l’origine et souligne de quelle permanence se coupe la modernité.

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