Le prix Prince des Asturies à Ismail Kadaré

ismail 

Le prix Prince des Asturies des Lettres 2009 a été attribué   à l’écrivain albanais Ismail Kadaré“Ce prix est un grand honneur pour tout écrivain, je suis vraiment touché,  d’autant plus que j’étais candidat en même temps que des personnalités que j’apprécie beaucoup”, a-t-il dit.
Candidat au prix Nobel de littérature, Ismail Kadaré, qui est traduit en 40 langues, est considéré comme l’un des grands écrivains et intellectuels du XXe siècle.
“J’ai travaillé et j’ai vécu dans un pays stalinien, totalitaire, et jamais je ne me suis dit un dissident, mais j’ai toujours essayé de faire une littérature normale dans un pays anormal tel que l’Albanie” sous le régime d’Enver Hoxa, a souligné l’écrivain qui partage sa vie entre Paris et Tirana. “Ma plus grande satisfaction est que cette oeuvre ait pu avoir des milliers de lecteurs partout dans le monde, c’est le seul et le vrai rêve d’un écrivain, que j’ai vu se réaliser”, a-t-il ajouté.
Né en Albanie en 1936, il a vécu dans son enfance la Seconde guerre mondiale, l’occupation de son pays par l’Italie fasciste, l’Allemagne nazie et l’Union soviétique, jusqu’à l’instauration de la dictature d’Enver Hoxha.
Son premier roman, Le général de l’armée morte (1963), a remporté un énorme succès en France. En 1990, il s’est exilé à Paris. Le palais des rêves (1988) illustre notamment son thème de prédilection, le totalitarisme, ses mécanismes et les complicités qui le rendent possible.

JACQUES PRÉVERT

Contes de Jacques Prévert  

Contes pour enfants pas sages

          

          L’AUTRUCHE

 

Lorsque le Petit Poucet abandonné dans la forêt sema des cailloux pour retrouver son chemin, il ne se doutait pas qu’une autruche le suivait et dévorait les cailloux un à un.
C’est la vraie histoire celle-là, c’est comme ça que c’est arrivé…
Le fils Poucet se retourne : plus de cailloux !
Il est définitivement perdu, plus de cailloux, plus de maison ; plus de maison, plus de papa-maman.
“C’est désolant”, se dit-il entre ses dents.
Soudain il entend rire et puis le bruit des cloches et le bruit d’un torrent, des trompettes, un véritable orchestre, un orage de bruits, une musique brutale, étrange mais pas du tout désagréable et tout à fait nouvelle pour lui. Il passe alors la tête à travers le feuillage et voit l’autruche qui danse, qui le regarde, s’arrête de danser et lui dit :
L’autruche : “C’est moi qui fait ce bruit, je suis heureuse, j’ai un estomac magnifique, je peux manger n’importe quoi. “Ce matin, j’ai mangé deux cloches avec leur battant, j’ai mangé deux trompettes, trois douzaines de coquetiers, j’ai mangé une salade avec son saladier, et les cailloux blancs que tu semais, eux aussi, je les ai mangés. Monte sur mon dos, je vais très vite, nous allons voyager ensemble.”
“Mais, dit le fils Poucet, mon père et ma mère je ne les verrai plus ?”
L’autruche : “S’ils t’ont abandonné, c’est qu’ils n’ont pas envie de te revoir de sitôt.”
Le Petit Poucet : “Il y a sûrement du vrai dans ce que vous dites, madame l’Autruche.”
L’autruche : “Ne m’appelle pas madame, ça me fait mal aux ailes, appelle-moi Autruche tout court.”
Le Petit Poucet : “Oui, Autruche, mais tout de même, ma mère, n’est-ce pas !”
L’autruche (en colère) : “N’est-ce pas quoi ? Tu m’agaces à la fin et puis, veux-tu que je te dise, je n’aime pas beaucoup ta mère, à cause de cette manie qu’elle a de mettre toujours des plumes d’autruche sur son chapeau…”
Le fils Poucet : “Le fait est que ça coûte cher… mais elle fait toujours des dépenses pour éblouir les voisins.”
L’autruche : “Au lieu d’éblouir les voisins, elle aurait mieux fait de s’occuper de toi, elle te giflait quelquefois.”
Le fils Poucet : “Mon père aussi me battait”
L’autruche : “Ah, monsieur Poucet te battait, c’est inadmissible. Les enfants ne battent pas leurs parents, pourquoi les parents battraient-ils leurs enfants ? D’ailleurs monsieur Poucet n’est pas très malin non plus, la première fois qu’il a vu un oeuf d’autruche, sais-tu ce qu’il a dit ?”
Le fils Poucet : “Non”
L’autruche : “Eh bien, il a dit “Ca ferait une belle omelette !”
Le fils Poucet (rêveur) : “Je me souviens, la première fois qu’il a vu la mer, il a réfléchi quelques secondes et puis il a dit : “Quelle grande cuvette, dommage qu’il n’y ait pas de ponts.” “Tout le monde a ri mais moi j’avais envie de pleurer, alors ma mère m’a tiré les oreilles et m’a dit : “Tu ne peux pas rire comme les autres quand ton père plaisante !” Ce n’est pas ma faute, mais je n’aime pas les plaisanteries des grandes personnes…”
L’autruche : “… Moi non plus, grimpe sur mon dos, tu ne verras plus tes parents, mais tu verras du pays.”
“Ca va”, dit le petit Poucet et il grimpe.
Au grand triple galop l’oiseau et l’enfant démarrent et c’est un très gros nuage de poussière.
Sur le pas de leur porte, les paysans hochent la tête et disent : “Encore une de ces sales automobiles !”
Mais les paysannes entendent l’autruche qui carillonne en galopant :
“Vous entendez les cloches, disent-elles en se signant, c’est une église qui se sauve, le diable sûrement court après.”
Et tous de se barricader jusqu’au lendemain matin, mais le lendemain l’autruche et l’enfant sont loin.

               LE DOMADAIRE MÉCONTENT

 

Un jour, il y avait un jeune dromadaire qui n’était pas content du tout. La veille, il avait dit a ses amis: “Demain, je sors avec mon père et ma mère, nous allons entendre une conférence, voilà comme je suis moi!”Et les autres avaient dit: “Oh, oh, il va entendre une conférence, c’est merveilleux”, et lui n’avait pas dormi de la nuit tellement il était impatient, et voilà qu’il n’était pas content parce que la conférence n’était pas du tout ce qu’il avait imaginé : il n’y avait pas de musique et il était déçu, il s’ennuyait beaucoup, il avait envie de pleurer.Depuis une heure trois quarts un gros monsieur parlait. Devant le gros monsieur il y avait un pot à eau et un verre à dents sans la brosse et, de temps en temps, le. monsieur versait de l’eau dans le verre, mais il ne se lavait jamais les dents et visiblement irrité il parlait d’autre chose, c ‘est-à-dire des dromadaires et des chameaux.Le jeune dromadaire souffrait de la chaleur, et puis sa bosse le gênait beaucoup; elle frottait contre le dossier du fauteuil, il était très mal assis il remuait.Alors sa mère lui disait: “Tiens-toi tranquille, laisse parler le monsieur”, et elle lui pinçait la bosse; le jeune dromadaire avait de plus en plus envie de pleurer, de s’en aller…Toutes les cinq minutes, le conférencier répétait: “Il ne faut surtout pas confondre les dromadaires avec les chameaux, j’attire, mesdames, messieurs et chers dromadaires votre attention sur ce fait: le chameau a deux bosses mais le dromadaire n’en a qu’une!” Tous les gens, de la salle disaient: “Oh, oh, très intéressant”, et les chameaux, les dromadaires, les hommes les femmes et les enfants prenaient des notes sur leur petit calepin.Et puis le conférencier recommençait: “Ce qui différencie les deux animaux c’est que le dromadaire n a qu’une bosse, tandis que, chose étrange et utile à savoir, le chameau en a deux … “A la fin le jeune dromadaire en eut assez et, se précipitant sur l’estrade, il mordit le conférencier :”Chameau! ” dit le conférencier furieux.Et tout le monde dans la salle criait: “Chameau, sale chameau, sale chameau!”Pourtant c’était un dromadaire, et il était très propre.

         L’ÉLÉPHANT DE MER

 

Celui-là c’est l’éléphant de mer, mais il n’en sait rien. L’éléphant de mer ou l’escargot de Bourgogne, ça n’a pas de sens pour lui, il se moque de ces choses-là, il ne tient pas ‘à être quelqu’un. Il est assis sur le ventre parce qu’il se trouve bien assis comme ça: chacun a le droit de s’asseoir ‘ sa guise.Il est très s content parce que le gardien lui donne des poissons, des poissons vivants.Chaque jour, il mange des kilos et des kilos de poissons vivants, c est embêtant pour les poissons vivants parce qu’après ça ils sont morts, mais chacun a le droit de manger à sa guise…Il les mange sans faire de manières, très vite, tandis que l’homme quand il mange une truite, il la jette d’abord dans l’eau bouillante et après l’avoir mangée, il en parle encore pendant des jours, des jours et des années.”Ah, quelle truite, mon cher, vous vous souvenez!” Etc., etc.Lui, l’éléphant de mer, mange simplement, il a un très bon petit oeil, mais quand il est en colère, son nez en forme de trompe se dilate et ça fait peur à tout le monde.Son gardien ne lui fait pas de mal… On ne sait jamais ce qui peut arriver…Si tous les animaux se fâchaient, ce serait une drôle d’histoire.Vous voyez ça d’ici, mes petits amis, l’armée des éléphants de terre et de mer arrivant à Paris. Quel gâchis…L’éléphant de mer ne sait rien faire d’autre que de manger du poisson, mais c’est une chose qu’il fait très bien. Autrefois, il y avait paraît-il des éléphants de mer qui jonglaient avec des armoires à glace, mais on ne peut pas savoir si c’est vrai… personne ne veut plus prêter son armoire!L’armoire pourrait tomber, la glace pourrait se casser, ça ferait des frais, l’homme aime bien les animaux, mais il tient davantage à ses meubles…… L’éléphant de mer, quand on ne l’ennuie pas, est heureux comme un roi beaucoup plus heureux qu’un roi, parce qu’il peut s’asseoir sur le ventre quand ça lui fait plaisir alors que le roi même sur le trône, est toujours assis sur son derrière.

BIOGRAPHIE DE JACQUES PRÉVERT

Biographie de Jacques Prévert

“Quand je ne serai plus, ils n’ont pas fini de déconner.
Ils me connaîtront mieux que moi-même”
 

 
  

Les dates principales de la vie de Jacques Prévert:
1900, 4 février Naissance à Neuilly sur Seine. Il est le deuxième fils de Suzanne et André Prévert. L’aîné, Jean, a deux ans.
1906 Naissance de son deuxième frère, Pierre, auquel il sera très attaché tout au long de sa vie. Son père perd son emploi et la famille a de graves difficultés financières pendant un an.
1907 Jacques rentre à l’école. Son père l’inite au théatre et à la lecture. Son père retrouve un travail offert par Auguste, son grand-père. Jacques n’apprécie guere son grand-père qu’il considerera plus tard comme un royaliste et conservateur.
1911 Il recoit son certificat d’études et a de petits boulots. Il est un adolescent plutot turbulant mais commence à se passionner pour la lecture et la poésie.
1920 Service militaire à Saint-Nicolas-de-Port, près de Lunéville. Il rencontre le peintre Yves Tanguy. Jacques est envoyé en Turquie.
1921 Pendant son service militaire à Constantinople en Turquie, il rencontre Marcel Duhamel.
1922 Jacques retourne a Paris ou il est hebergé par son ami Marcel Duhamel au 54 rue du Château (dans le XIVème arrondissement). Yves Tangui habite avec eux.
1924 Le 54 rue du Château devient l’endroit de rencontre du mouvement surréaliste avec André Breton, Desnos et Aragon. Jacques participe activement au groupe.
1925 Mariage le 30 avril avec Simone Dienne, son amie d’enfance.
1928 Prévert, Tanguy et Duhamel quittent la rue du Château après un différent avec Breton.
1930 Jacques critique ouvertement Breton et quitte le mouvement surréaliste. Publication par les membres du mouvement surréaliste de “Un cadavre”. Le texte de Jacques est intitulé “Mort d’un Monsieur” et il en profite pour publier “Souvenirs de famille ou l’Ange garde-chiourme”, qui paraît dans Bifur.
1932 Jacques fonde le groupe Octobre et en devient le principal auteur. Il écrit les sketches de la troupe pour le théatre populaire.
1933 Voyage à Moscou avec le groupe Octobre, qui y donne “La Bataille de Fontenoy”.
1934 Il fait la connaissance d’un musicien démuni, venant de Budapest, Joseph Kosma.
1935 Il écrit les dialogues du film “Crime de Monsieur Lange” de Jean Renoir. Il se sépare de sa femme Simone.
1936 Il fréquente une nouvelle femme Jacqueline Laurent et voyage avec elle aux Baleares. Le groupe Octobre s’arrête et Jacques prend ses distances avec le mouvement communiste. Mort de son père.
1938 Il écrit le scénario de “Quai des Brumes” un film de Marcel Carne avec Jean Gabin et Michèle Morgan. Voyage aux États-Unis pour retrouver son amour du moment, Jacqueline.
1939 Il écrit le scénario de “Le jour se lève” avec Marcel Carné et les acteurs Jean Gabin et Arletty.
1940 Jacques est réformé pendant la deuxième guerre mondiale. Il quitte Paris et descend à Saint-Paul-de-Vence dans le midi avec sa nouvelle amie Claudy Carter. Kosma et Trauner travaillent avec lui dans la clandestinité à des films.
1941 Il écrit le scenario de “Les Visiteurs du soir” avec Marcel Carné et les acteurs Jules Berry et Arletty.
1943 Jacques s’éprend de Janine Loris.
1944 Il écrit le scénario de “Les Enfants du Paradis” de Marcel Carné avec les acteurs Jean-Louis Barrault et Arletty.
1945 Mort de sa mère. Son premier recueil de poemes “Paroles” est achevé et sera vendu a 2 millions d’examplaires.
1946 Naissance de la fille de Jacques et Janien: Michèle.
1947 Il publie les “Visiteurs du soir,” et “Contes pour enfants pas sages” avec des illustrations d’Elsa Henriquez. Il se marie avec Janine.
1948 Il tombe d’une porte-fenetre et il reste plusieurs jours dans le coma et en gardera des séquelles neurologiques graves.
1949 Il publie les “Amants de Vérone”.
1950 Il publie “Des bêtes…”. Il écrit le dessin animé “le petit ramoneur” avec Paul Grimault qui sera repris pour créer en 1979, le dessin animé le Roi et l’Oiseau.
1951 Il publie “Spectacle” et “Grand Bal du printemps”.
1952 Jacques retourne à Paris et voyage à Londres. Il publie la “Lettre des îles Baladar” et “Guignol”.
1953 Il publie “L’Opéra de la lune”. Il devient Satrape du collège de Pataphysique.
1955 Il retourne définitivement a Paris et emménage dans le quartier des artistes de Montmartre et il publie “La pluie et le beau temps”.
1956 Il publie une composition pour “Joan Miró”.
1957 Il expose une soixante collages à la galerie Maeght à Paris.
1963 Il publie “Histoires et d’autres” et expose des collages dans plusieurs villes de France.
1966 Il publie “Fatras”.
1967 Il publie “Arbres”.
1971 Il achète une maison en Normandie à Omonville-la-Petite et a comme voisin son ami Alexandre Trauner.
1972 Il participe à Hebdromadaires.
1974 Jacques devient grand-pere de Eugénie, fille de Michèle et de Hugues Bachelot.
1977, 11 avril Jacques décède à Omonville-la-Petite.
Né avec le siècle à Neuilly-sur-Seine, dans un milieu de petits bourgeois trop dévots, dont il ne cessera de moquer les obsessions et les convenances, Jacques Prévert sera l’aîné des trois enfants qu’auront Suzanne Catusse et André Prévert. Il se passionera dès son plus jeune âge pour la lecture et le spectacle. A 15 ans, après son certificat d’études, il entreprend des petits boulots. Incorporé en 1920, il rejoint son régiment. Là, il forme un trio d’amis avec “Roro”, un garçon boucher d’Orléans, et Yves Tanguy qui sera envoyé peu après en Tunisie. Prévert, quant à lui partira pour Istanbul où il fera la connaissance de Marcel Duhamel. De retour à Paris en 1922, Jacques s’établira au 54, rue du Château qui sera bientôt le point de rencontre du mouvement surréaliste auquel participent Desnos, Malkine, Aragon, Leiris, Artaud sans oublier le chef de file André Breton. Prévert finira par prendre position contre l’autoritarisme du “Maître”. Un peu plus tard, il prendra ses distances avec le Parti communiste auquel il n’adhérera jamais.
Sa vie durant, il défendra les faibles, les opprimés, les victimes, avec une générosité bourrue mais toujours discrète. Avec Prévert, un univers à part se crée fuyant l’ordre voulu par Dieu et les “contre-amiraux” (l’une des nombreuses figures sociales qu’il tournait en dérision).
En 1933, le groupe de théâtre “Octobre” dont il fait parti, prend part à l’Olympiade du théâtre de Moscou obtenant un premier prix qui ne sera jamais remis…
Depuis lontemps Prévert écrit, participant à des créations collectives, mais de plus en plus, souvent avec son frère Pierre, il produit les scénarios de quelques-uns des sommets poétiques du cinéma français: “Le crime de Monsieur Lange” (1935) pour Jean Renoir, “Quai des brumes” (1935), “Drôle de drame” (1937), ” Le jour se lève” (1939), “Les visiteurs du soir” (1941), “Les enfants du paradis” (1944), “Les portes de la nuit” (1946), tous pour Marcel Carné. Enfin, “La bergère et le ramoneur” (1953) sera repris par Paul Grimault pour donner naissance, en 1979, à un dessin animé absolument fantastique intitulé “Le roi et l’oiseau”. Ses textes suscitent l’image et ses dialogues sont époustouflants de naturel, de justesse et d’humour.  Rayé des contrôles de l’armée en 1939, il quitte Paris l’année suivante et descend vers le sud s’établissant à la Tourette- sur-Loup, où Joseph Kosma, le photographe Trauner et bien d’autres encore le rejoignent pour travailler à des réalisations de films. acques Prévert écrit aussi de fabuleux poèmes en prose qu’il donne à son ami Kosma qui les met en musique pour Agnès Capri, Marianne Oswald, Juliette Gréco, les “Frères Jacques” ou encore Yves Montand pour ne citer que les plus célèbres. Les “Paroles” de Prévert seront réunies pour la première fois en 1945 par René Bertelé. Bien que certains libraires avaient prophétisés que “ça intéressent que quelques jeunes gens de Saint-Germain-des-Prés”, l’ouvrage est accueilli comme une immense bouffée d’oxygène dans le climat littéraire d’après la libération et est réédité à 5000 exemplaires dans la semaine suivant le jour de sa publication.
La deuxième guerre mondiale finie, Prévert revient à Paris. Ses poèmes sont sur toutes les lèvres ou dans le pli d’un collage, avec un parfum de bonheur nostalgique et de liberté retrouvée. Prévert restera toute sa vie d’un antimilitarisme à toute épreuve et son pacifisme ne souffrira aucun compromis.
Jacques Prévert s’éteindra auprès de sa femme Janine en 1977 à Omonville la petite.
Curieusement, c’est ce révolté qui avait en sainte horreur les institutions que la république des lettres allait couronner en baptisant de son nom quelques collèges et lycées et en le faisant entrer, à partir de 1992, dans l’illustre collection -sur papier bible!- de la Pléiade.
Jacques Prévert devenu un classique? On a du mal à s’y faire.
 

COMMENTAIRE DE LE CLÉZIO par Roxana (B2º)

Jean-Marie Gustave Le Clézio est un écrivain et traducteur français et il est né le 13 Avril 1940 à Nice (France).
Sa nationalité est anglaise et française et il a été récompensé avec le prix Nóbel de Littérature le 9 Octobre 2008.
Il a eu plus de prix et il a été la première personne qui a gagné le Prix Paul Morand en 1980 à cause de son ou vrage Désert.
En 1994 les lecteurs qui ont lu le magazine français LIRE, l’ ont choisi comme le meilleur écrivain français vivant.

BIOGRAPHIE DE LE CLÉZIO par Damian (B2º)

J.M. Le Clézio est né à Nice. Sa famille est bretonne et ils émigrent à l’Île Maurice au XVIII è  siècle. Son père est anglais et sa mère bretonne. Ils ont vécu en Afrique jusqu’à leur retraite. Elle est rentrée en France parce qu’elle voulait avoir leur deux enfants.
Le Clézio a appris à lire à Nice avec l’aide de sa mère. Quand il avait 8 ans, il est allé avec elle et son frère au Niger car son père y était chirugian des Forces Armées Britaniques.

Il a comencé ses études à L’Université de Bristol de 1958 à 1959, mais il a fini sa licence au Collège Universitaire Littéraire de L’Université de Nice et puis il est allé aux États-Unis pour être professeur.
 
Il a été Cornu á 23 ans par son premiér roman, “Le Procès – Verbal” qui a été choisi pour le Prix Goncourt et il a gagné le Prix Ranaudot cette même année. Despuis ce  moment il a écrit plus de cinquante livres.

En 1975 il s’est marié avec Jemia, une fille saharienne et il a eu deux enfants avec elle.
Depuis 1990, il est en train de vivre á Alburquerque (aux Etats-Unis) et aussi à l’Île Maurice. Il est en train d’y faire une étude sur ses ancêtres familiers.

Il a été le premièr à gagner le Prix Paul Morand en 1980, pour son livre “Désert”. En 1994 il a été chosi par le magazine français “Lire”, “Le meilleur écrivain français vivant”.

En 2008 il a été choisi pour le Prix Nobel de Littérature.

LE PETIT NICOLAS par Laura Martínez

 Quand j’étais un peu plus jeune et j’etudiais au lycée on nous demandait de lire un livre du petit Nicolas chaque année. Je n’ai jamais oublié ses histoires, le vocabulaire des jeunes enfants avec “des tas” des choses dans tous les pages et bien sûr les personnages: Alceste qui mangeait du pain au chocolat, Clotaire et ses lunettes, Geoffroy… et surtout le Bouillon. Je me demande comment il pouvait survivre avec “des tas” d’enfants incontrolables.

Maintenenant je ne suis pas si jeune mais il n’y a que deux années que ma fille (elle avait six ans à l’époque) a lit les histoires, elle les a trouvées si amusantes que nous avons acheté “Les histoires inedites du Petit Nicolas” et je crois qu’on a déjà publié la deuxième partie.

Si vous n’avez étudié le français que pendant deux ans à peu près, voici vos livre, si vous avez des petits enfants, lisez les histoires avec eux (en espagnol elles sont aussi amusantes qu’en français).

LE CLEZIO

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