RACONTE-MOI UNE HISTOIRE

22 03 2018

EN INGLÉS Y FRANCÉS INAUGURAMOS NUESTRA PRIMERA JORNADA DE CUENTA CUENTOS DIRIGIDA AL ALUMNADO DE 3ºESO Y 4ºESO !

  •  FABLES DE LAFONTAINE:

LA CIGALE ET LA FOURMI

La Cigale, ayant chanté

Tout l’Été,
Se trouva fort dépourvue
Quand la bise fut venue.
Pas un seul petit morceau
De mouche ou de vermisseau.
Elle alla crier famine
Chez la Fourmi sa voisine,
La priant de lui prêter
Quelque grain pour subsister
Jusqu’à la saison nouvelle.
Je vous paierai, lui dit-elle,
Avant l’Oûtfoi d’animal,
Intérêt et principal.
La Fourmi n’est pas prêteuse ;
C’est là son moindre défaut.
« Que faisiez-vous au temps chaud ?
Dit-elle à cette emprunteuse.
— Nuit et jour à tout venant
Je chantais, ne vous déplaise.
— Vous chantiez ? j’en suis fort aise.
Eh bien !dansez maintenant. »

LE CORBEAU ETE LE RENARD

 Maître Corbeau, sur un arbre perché,

Tenait en son bec un fromage.
Maître Renard, par l’odeur alléché,
Lui tint à peu près ce langage :
Et bonjour, Monsieur du Corbeau.
Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau !
Sans mentir, si votre ramage
Se rapporte à votre plumage,
Vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois.
À ces mots, le Corbeau ne se sent pas de joie ;
Et pour montrer sa belle voix,
Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie.
Le Renard s’en saisit, et dit : Mon bon Monsieur,
Apprenez que tout flatteur
Vit aux dépens de celui qui l’écoute.
Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute.
Le Corbeau honteux et confus
Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus.

LE LIÈVRE ET LA TORTUE 

Rien ne sert de courir ; il faut partir à point.

Le Lièvre et la Tortue en sont un témoignage.
Gageons, dit celle-ci, que vous n’atteindrez point
Sitôt que moi ce but. — Sitôt ? Êtes-vous sage ?
Repartit l’animal léger.
Ma commère, il vous faut purger
Avec quatre grains d’ellébore.
— Sage ou non, je parie encore.
Ainsi fut fait : et de tous deux
On mit près du but les enjeux :
Savoir quoi, ce n’est pas l’affaire,
Ni de quel juge l’on convint.
Notre Lièvre n’avait que quatre pas à faire ;
J’entends de ceux qu’il fait lorsque prêt d’être atteint
Il s’éloigne des chiens, les renvoie aux Calendes,
Et leur fait arpenter les landes.
Ayant, dis-je, du temps de reste pour brouter,
Pour dormir, et pour écouter
D’où vient le vent, il laisse la Tortue
Aller son train de Sénateur.
Elle part, elle s’évertue ;
Elle se hâte avec lenteur.
Lui cependant méprise une telle victoire,
Tient la gageure à peu de gloire,
Croit qu’il y va de son honneur
De partir tard. Il broute, il se repose,
Il s’amuse à toute autre chose
Qu’à la gageure. À la fin quand il vit
Que l’autre touchait presque au bout de la carrière,
Il partit comme un trait ; mais les élans qu’il fit
Furent vains : la Tortue arriva la première.
Eh bien ! lui cria-t-elle, avais-je pas raison ?
De quoi vous sert votre vitesse ?
Moi, l’emporter ! et que serait-ce
Si vous portiez une maison ?

  • LÉGENDE FRANÇAISE

MERLIN ET LA FORÊT DE BROCÉLIANDE

 

Voilà bien longtemps que l’enchanteur Merlin s’évertue à unifier le Royaume de Bretagne aux côtés du bon roi Arthur. Voilà aussi bien longtemps qu’il ne s’est pas reposé en sa chère forêt de Brocéliande. C’est ici, en Bretagne, au milieu des grands arbres et des lacs qu’il se sent le mieux.

En cette belle matinée de printemps, Merlin, sous la forme d’un jeune homme plein de vie, se rend au cœur de Brocéliande. Non loin de la fontaine de Barenton, il aperçoit une jeune fille dont la beauté n’a d’égal que la grâce.
– Damoiselle, qui es-tu ? demande-t-il avec curiosité.
– Je suis Viviane, fille du seigneur de Comper.
Tous deux s’installent sur un rocher et conversent pendant des heures. Pour faire plaisir à la belle, Merlin fait apparaître une foule de musiciens, de danseurs et un château enchanté entouré de fleurs et d’arbres fruitiers. « Cette magie est sans aucun doute celle du grand Merlin », pense alors Viviane, émerveillée. La fête dure toute la nuit, puis le château disparaît.
– Mon doux ami, moi qui m’ennuie souvent, laissez-moi au moins le beau jardin que vous avez créé, le supplie-t-elle.
– Il m’est si difficile de vous résister. Soit, le « Jardin de joie » restera.
– J’aimerais tant connaître vos secrets. Me les apprendrez-vous ?
– Je pourrais, douce demoiselle, mais il faudrait alors me promettre votre amitié éternelle.
Viviane donne sa parole et Merlin s’engage à lui enseigner sa magie. Même fort amoureux, il sent que le royaume est en péril et n’oublie pas son devoir auprès du roi Arthur. Il quitte donc la belle à regret pour retourner à la cour.
À force de sages conseils et de quelques magies, Merlin aide Arthur à chasser les envahisseurs saxons et à réunifier le royaume. Avec hâte, il retourne au Jardin de joie où Viviane lui réserve un accueil si chaleureux qu’il s’en éprend encore plus.
Comme promis, il lui enseigne le pouvoir des plantes, la maîtrise des éléments, la métamorphose et le sort qui plonge quiconque dans un sommeil profond. L’esprit insatiable de Viviane en demande toujours plus tandis que l’amour grandissant de Merlin le fait céder à tous les caprices de la belle.
– Mon bel ami, j’aimerais tant posséder mon propre château, lumineux et plein de joie.
À ces mots, un château de cristal jaillit soudain au bord du lac.
– Douce Viviane, voici votre demeure. Nul autre que vous et votre cour ne pourrez la voir, vous serez ainsi en sécurité pendant mon absence.
– Me laissez-vous encore ? demande Viviane, désespérée.
– Je reviendrai vite.
– Promettez-moi qu’à votre retour, vous m’apprendrez le sort d’enserrement, lui demande-t-elle avec une infinie douceur.
– Qu’il en soit ainsi, répond Merlin dans un soupir.
De retour à la cour, Merlin prodigue ses derniers conseils au roi. Conscient des desseins de Viviane, il annonce à Arthur qu’il retourne définitivement en forêt de Brocéliande, où la belle l’attend, impatiente.
– Vous êtes enfin de retour, mon doux ami, s’écrie-t-elle avec joie. Vous rappelez-vous votre promesse ?
– Comment l’oublier ? répond Merlin.
L’enchanteur dévoile à sa belle le sortilège qui enserre un homme à jamais, puis s’endort profondément. Quelques heures plus tard, il se réveille dans un endroit merveilleux, mais entouré d’une paroi d’air infranchissable. À ses côtés, Viviane le regarde avec tendresse.
– Vous m’appartenez désormais comme je vous appartiens, Merlin. Nous vivrons heureux à tout jamais réunis, murmure-t-elle.
Ainsi, par amour, le grand Merlin renonce à sa liberté. Dans la forêt de Brocéliande se trouvent encore aujourd’hui quelques rochers que l’on appelle « le tombeau de Merlin ». Mais l’enchanteur n’y est pas enterré, il vit encore dans cette prison dorée que nul ne peut voir.

 LA DAME BLANCHE

Connaissez-vous la chute Montmorency, sur la Côte-de-Beaupré, tout près de Québec? Au fil des ans, plusieurs personnes ont juré y avoir vu, quand la nuit tombe, une silhouette féminine, fine et blanche. C’est celle de Mathilde Robin, morte en 1759. Ou plutôt, celle du fantôme de cette femme qu’on appelle désormais : la Dame blanche…

Remontons le fil du temps jusqu’en 1759 : Mathilde vit sur la Côte-de-Beaupré. Elle est pleinement heureuse : à la fin de l’été, elle épousera le beau Louis, celui qui fait battre son cœur. Mathilde a cousu elle-même sa robe de mariée, blanche, comme il se doit. Quelques rumeurs planent sur Québec, comme quoi les Anglais voudraient s’emparer de la ville, mais Mathilde n’y prête pas trop attention. Rien ne peut assombrir son bonheur…

Rien, sauf la guerre. Car le 31 juillet, tout bascule. Des cris retentissent soudain : les Anglais sont là, au pied de la chute! Ils veulent prendre Québec aux mains de la France! Les femmes et les enfants se réfugient dans la forêt pour attendre la fin des combats. Les hommes vont prêter main-forte aux soldats français. Le courageux Louis embrasse Mathilde et promet de revenir rapidement.
La Bataille de la chute Montmorency dure quelques jours. Quand elle cesse enfin, malgré le triste tableau des soldats des deux camps morts ici et là, des cris de joie montent dans le ciel de Québec : les Français ont gagné! Victoire! Les hommes regagnent la forêt pour retrouver leurs proches. Le cœur serré, Mathilde attend. Louis ne revient pas. Presque tous sont de retour, maintenant… et Mathilde attend, encore et encore.
Un commandant lui apprend la terrible nouvelle: Louis est mort au combat. Il ne reviendra pas. Folle de douleur, elle court vers sa maison, enfile sa robe de mariée blanche, pose son voile sur ses cheveux. Mathilde Robin se dirige ensuite vers la chute où son fiancé et elle aimaient tant se promener. Cette chute au pied de laquelle Louis a péri. La pleine lune éclaire sa silhouette fragile. Mathilde ouvre largement les bras en croix. Dans un dernier gémissement de douleur, elle se laisse tomber dans les eaux tumultueuses de la chute Montmorency. On dit que son voile fut emporté par le vent et qu’il se déposa sur les rochers. Quand les gens de la Côte-de-Beaupré passèrent devant, le lendemain, une nouvelle cascade était apparue. On l’appela le Voile de la mariée. Elle est toujours là, juste à gauche de la chute.
Aujourd’hui, deux siècles et demi plus tard, si vous passez par la chute Montmorency, la nuit, vous apercevrez sans doute une frêle jeune fille vêtue d’une longue robe blanche. C’est le fantôme de Mathilde, la Dame blanche. Il arrive même qu’on l’entende gémir jusque sur l’île d’Orléans. Si vous la voyez, ne l’approchez pas trop… On raconte que tous ceux qui ont tenté de toucher à la robe de la belle Mathilde ont connu une mort brutale quelques jours plus tard… Alors contentez-vous de regarder, de loin, le Voile de la mariée et cette Dame blanche, qui pleure pour toujours la mort de son fiancé.

  • JACQUES PRÉVERT 

DÉJEUNER DU MATIN

Il a mis le café
Dans la tasse
Il a mis le lait
Dans la tasse de café
Il a mis le sucre
Dans le café au lait
Avec la petite cuiller
Il a tourné
Il a bu le café au lait
Et il a reposé la tasse
Sans me parler
Il a allumé
Une cigarette
Il a fait des ronds
Avec la fumée
Il a mis les cendres
Dans le cendrier
Sans me parler
Sans me regarder
Il s’est levé
Il a mis
Son chapeau sur sa tête
Il a mis
Son manteau de pluie
Parce qu’il pleuvait
Et il est parti
Sous la pluie
Sans une parole
Sans me regarder
Et moi j’ai pris
Ma tête dans ma main
Et j’ai pleuré.

Jacques Prévert
(Paroles, 1946)

LE CANCRE 

 Il dit non avec la tête

Mais il dit oui avec le coeur

Il dit oui à ce qu’il aime

Il dit non au professeur

Il est debout

On le questionne

Et tous les problèmes sont posés

Soudain le fou rire le prend

Et il efface tout

Les chiffres et les mots

Les dates et les noms

Les phrases et les pièges

Et malgré les menaces du maître

Sous les huées des enfants prodiges

Avec des craies de toutes les couleurs

Sur le tableau noir du malheur

Il dessine le visage du bonheur.



Voyage en Italie!

13 03 2018

Quelques élèves de 3ºESO sont parties en Italie du 19 au 23 février! Ils ont passé une excellente semaine en compagnie de leurs camarades italiens!

Voici le lien vers le journal MurgiaTime qui a écrit un article sur le programme européen:

 http://www.murgiatime.it/murgia/index.php?option=com_content&view=article&id=10390:I

Voici l’article:

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L’Istituto Comprensivo MONTEMURRO incontra i Partner Europei

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Pubblicato Giovedì, 22 Febbraio 2018 15:04
Scritto da la redazione

 

 

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Il progetto Erasmus+ LED (Let’s Enjoy Dialoguing), che ha come obiettivo lo sviluppo delle competenze orali in lingua inglese, vede un partnerariato strategico (KA219) tra 5 nazioni Europee: Spagna, Italia, Romania, Polonia e Lituania. Il progetto coordinato dalla Spagna, nella persona della prof.ssa Isabel Ortea Colunga, prevede una serie di attività legate miglioramento delle skills linguistiche per facilitare la comunicazione tra gli studenti soprattutto in contesti internazionali per lo scambio di buone pratiche, la conoscenza dell’altro, l’accettazione della diversità, l’apprezzamento delle identità e del patrimonio culturale che caratterizzano ogni stato partecipante al progetto. In linea con l’indirizzo del PTOF dell’istituto, ma ancor di più con le direttive europee le principali priorità che si perseguono sono l’inclusione scolastica e il miglioramento dell’apprendimento-insegnamento attraverso attività motivanti e stimolanti per gli studenti, che troppo spesso in questa nostra epoca mostrano disinteresse e demotivazione nei confronti della scuola.

Dal 19 al 23 febbraio 2018 l’I.C. Montemurro, ospita le delegazioni starniere di LED, ormai al suo quarto meeting per l’espletamento di Learning/Teaching/Training/Activities (LTTA) legate a rappresentazioni o performances che raccontano il patrimonio culturale locale, le origini, la storia, le tradizioni che sono alla base di ogni città, regione o stato di appartenenza. Il titolo abbinato a questo meeting è altrettanto esplicativo « A Story of Their Own ».

La settimana prevede un programma fitto di attività : dall’accoglienza e presentazione degli alunni ospitanti e starnieri, alla visita della città di Gravina in Puglia in collaborazione con il Liceo « Tarantino », la visita della città di Bari, la partecipazione alle prove generali dell’opera teatrale « Il Trovatore »  di G. Verdi presso il Teatro Petruzzelli di Bari, l’accoglienza presso il Comune della città di Gravina dove gli ospiti hanno assistito anche al Consiglio Comunale dei Ragazzi dell’Istituto, alla messa in scena delle cinque performances delle nazioni partecipanti, alla rappresentazione dei bambini del gruppo flokloristico « La Zita », alla degustazione di una cena di prodotti tipici realizzati dalle famiglie degli alunni della scuola Montemurro. Infine, ogni nazione ha realizzato un gioco da tavola per potersi cimentare in teams internazionali. A conclusione c’è stata la Visita della città della Cultura Europea 2019, Matera, che gli ospiti stranieri hanno scoperto attraverso una detective story ambietata nei Sassi. Insomma, un programma denso alla scoperta del nostro bel « Paese ». Le frasi che ogni giorno sia i docenti che gli alunni partners ripetono continuamente sono : « We are impressed for your great organization », « Everything is amazing and outstanding», « The events we are taking part are extraordinary involving », « Every person in your school is helpful for the success of the project », « We are so happy to be here, your families and students are so kind and nice with us »…

La coordinatrice italiana del progetto, Prof.ssa Sandra Mary Potenza insieme alla docente Maria Francesca Dileo referente area dimensione Europea, il Dirigente Scolastico e tutto lo staff dell’Istituto Comprensivo « Montemurro » sono pienamente soddisfatti di questo primo meeting come paese ospitante e sono già pronti per il meeting di chiusura previsto a Maggio nell’ambito del progetto Erasmus+ GAME come scuola coordinatrice.

Prof.ssa Maria Francesca Dileo

Prof.ssa Sandra Mary Potenza                                             

Il Dirigente Scolastico

                                                           Prof. Francesco Laddaga