AMÉLIE
Amélie est une fille pas comme les autres : elle a vu comment son petit poisson rouge se glissait par les égouts municipaux, comment sa mère est morte dans le parvis de Notre-Dame et comment son père a consacré toute son affection sur un nain de jardin.
Soudain, quand elle a vingt-deux ans, elle découvre son destin dans la vie : «fixer la vie des autres». Par la suite, elle invente toute sorte de stratégies pour intervenir dans la vie des autres : dans l´existence de la concierge, qui passe ses jours à boire du Porto ; de Georgette, une hypocondriaque qui travaille dans un bureau du tabac ou de «l´homme de verre», un voisin qui ne voit le monde qu´à travers la reproduction d´un tableau de Renoir.
Le film est parsemé de touches en vert et rouge au-dessus, qui captivent le spectateur dans le petit monde fantastique décrit, avec ces moments d´humour et de narration décrivant chaque personnage en disant des choses absurdes qui vous font sourire.
Le pire… Voilà: quand le film termine et on tombe dans le monde réel, on se rend compte qu´il y a plein d´injustices et d´ironies, et on sait qu´on ne pourra jamais être comme Amélie, parce que le monde lui-même la refuserait. Et le pire du pire : ne jamais la rencontrer.
LE MÉPRIS
Un dramaturge accepte de réécrire certaines scènes pour « The Odissey », un film qui sera tourné à Capri, sous la direction de Fritz Lang. Dans une première rencontre avec le producteur appelé Prokosch, l´écrivain laisse que sa femme. Camille, aille dans dans la voiture avec lui, ce qui mène à un grand malentendu entre l´écrivain et son épouse. Il croit qu´elle a été présentée comme une monnaie d´échange pour un meilleur salaire. Suite à cela, l´écrivain plongera dans une crise matrimoniale douloureuse.
Une grande partie du film se concentre sur les discussions de couple, dans un état permanent de crise.
Je pense que c´est un film unique qui frappe, difficile d´oublier, qui reste dans la mémoire quand on le regarde. Il y a des moments inoubliables et du romantisme maladroit et extrême, où l´amour… cède sa place au mépris.
Mais vu de l´extérieur, «Le Mépris » est simplement un véhicule qui donne du protagonisme aux nus de Brigitte Bardot.
LA GRANDE ILLUSION
Ce film représente la vie quotidienne d´un prisonnier français dans un camp de
concentration allemand au cours de la Première Guerre Mondiale. Quand ils arrivent au camp, deux responsables de l´aviation française sont informés par un compatriote qu´ils sont en train de creuser un tunnel pour sortir de là.
C´est un film, à mon avis, qui va « in crescendo ». Il commence par raconter la vie d´un groupe de prisonniers de guerre dans un camp de concentration allemand : leurs manières de « s´amuser », comment ils se relationnent avec les allemands en dépis d´être des prisonniers de guerre, les tentatives d´évasion des prisonniers rebelles…
Le film nous montre la vie des prisonniers de guerre en Allemagne. Il est difficile de croire le bon traitement qui leur est accordé.
La fin du film est formidable oú l´histoire de cette promesse de planter la vie à nouveau. Il y a des concepts sublimes comme l´illusion d´être en mesure de recommencer et de reconstruire l´amour là où la haine de la guerre a conduit à l´extermination, le courage de vouloir être libres et de mettre fin au conflit armé plutôt que les prisonniers vivant de l´ennemi.